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Le Directeur
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« le: Juillet 26, 2008, 02:52:55 » |
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Le voyage commence… avec ses questions et ses doutes. Les petits changements de la grossesse au quotidien sont parfois surprenants, vous avez de nouvelles sensations ou de nouvelles envies…
La respiration La première chose dont votre enfant a un besoin vital, à chaque seconde, c'est l'oxygène. Or il ne peut, jusqu'à sa naissance le recevoir que de vous.
Peut-être avez-vous remarqué que votre souffle a changé dès les premiers jours de grossesse ? C'est même un des premiers signes !
Je ne comprends pas, je croyais que c'était à la fin, à cause du poids et de l'utérus qui limitaient les mouvements du diaphragme, mais je suis essoufflée pour le moindre effort, je n'ai pas d'endurance, je me demande ce que ce sera au huitième mois !
Les modifications respiratoires sont très précoces, mais resteront stables. En fin de grossesse, vous serez de toutes façons plus lente et vous serez adaptée à ces équilibres différents. En fait, il faut respirer pour deux, alors qu'on a parfois bien du mal à subvenir à ses propres besoins pendant un effort !
On parle souvent du diaphragme, mais je n'arrive pas bien à me le représenter, à le sentir.
Pour le visualiser, représentez-vous les trois-quart d'un parachute. A l'avant, il s'accroche au sternum et aux côtes qu'il suit vers l'arrière. Il plonge très bas dans les lombes et envoie ses piliers jusqu'aux vertèbres lombaires. C'est pourquoi il arrive que des lumbagos se déclenchent sur une toux ou un éternuement.
Le diaphragme est donc une sorte de tente qui sépare le thorax et l'abdomen. Au-dessus du diaphragme se trouvent les poumons et le coeur. En dessous, le foie, l'estomac, la rate, le pancréas et bien sûr les intestins.
Le diaphragme n'est pas un muscle comparable aux biceps : c'est un muscle du système autonome ; il n'est pas nécessaire de commander sa contraction. Heureusement, sinon nous serions obligés de penser à respirer de jour comme de nuit !
Le jeu physiologique du diaphragme est de descendre à l'inspiration et de remonter à l'expiration. Mais nous ne sentons pas bien ce mouvement, à moins d'être très essoufflées.
C'est ce qu'on apprend à l'école, mais je ne vois que mon ventre et ma poitrine qui bougent !
Le mouvement du diaphragme évoque le piston d'une seringue, l'aiguille (orifice d'entrée et de sortie) étant orientée vers le haut. Lorsque le piston descend, la seringue se remplit ; lorsque le piston remonte, elle se vide. Les poumons ne sont jamais totalement vides, il est nécessaire de tirer un peu sur le piston pour faire entrer l'air, bien que la pression à l'extérieur soit supérieure à la pression interne. C'est pourquoi le diaphragme est actif à l'inspiration. Il se contracte en son centre qui descend, comme la membrane d'une ventouse. Lorsqu'il se relâche, le contenu abdominal qui a été repoussé reprend sa place, le ventre rentre, l'air sort vers le haut.
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